Emploi Formation

Les news de l'emploi et de la formation || Juillet 2020

    Les actualités en Île-de-France

    1. Note de conjoncture
    • La conjoncture en Île-de-France selon les principaux secteurs économiques

    (Source : Banque de France)

    Les services marchands (62,6 % des effectifs salariés franciliens) :

     

     

     

     

     

     

    Dans les services marchands, la région reste légèrement moins impactée que le national, avec un niveau d’activité de 69 % contre 61 %. Dans l’hébergement-restauration, le niveau d’activité est plus favorable en raison de l’importance du poids de la restauration rapide dans la région.

    Les dirigeants franciliens envisagent une progression de l’activité dans les semaines à venir, avec une hausse de 6 points du niveau d’activité.

    L’industrie (7,3 % des effectifs salariés franciliens) :

     

     

     

     

     

     

    Dans l’industrie francilienne, la perte d’activité en mai a été similaire à celle enregistrée au niveau national.

    Les chefs d’entreprise franciliens anticipent une légère amélioration au mois de juin, moins marquée toutefois qu’au niveau national.

    1. News du MEDEF Île-de-France
    • Lancement du 1er salon virtuel de la Fête des Métiers

    Le MEDEF Île-de-France et ses partenaires de l’emploi et de la formation se mobilisent pour booster l’apprentissage et ont lancé le 17 juin dernier le 1er salon virtuel de la Fête des Métiers, de l’Orientation et de l’Alternance.

    1 356 CV ont été déposés sur la plateforme, ainsi que 715 demandes de contact auprès des exposants.

    11 631 visiteurs uniques ont été recensés sur le site.

    Une seconde phase est prévue du 15 au 30 septembre 2020 (application smartphone, visioconférence, chatbot…).

    • Lancement d’un groupe de travail « Reprise post-Covid »

    Le MEDEF Île-de-France organise avec les branches professionnelles un groupe de travail « Reprise post-Covid » prévu le 9 juillet prochain à 14h30.

    1. Plan de relance de la Région Île-de-France
    • Covid-19 : Plan de relance de la Région Île-de-France de 1,3 milliard d'euros

    La Région Île-de-France a voté le 11 juin dernier un plan de relance de 1,3 milliard d'euros dont 232 millions d’euros consacrés au renforcement et à la modernisation de l’offre de formation.

    Sur ce montant, 76 millions d’euros sont des crédits nouveaux destinés en particulier à financer la formation des demandeurs d’emploi. 

    Ces crédits nouveaux visent notamment à financer le doublement des places de formation dans sept secteurs d’activité en tension - sanitaire et social, BTP, numérique, industrie, sécurité, hôtellerie-restauration, agriculture (20 M€).

    Ils financeront également les formations individuelles des demandeurs d’emploi sans condition de promesse d’embauche, ainsi que les formations des demandeurs d’emploi qui souhaitent créer leur entreprise (6 M€).

    1. Plan de soutien du gouvernement à l’apprentissage
    • Les quatre mesures du plan de soutien du gouvernement à l’apprentissage

    Première mesure : Les entreprises qui recruteront un apprenti du 1er juillet au 28 février 2021 bénéficieront d'une aide élargie à l'embauche de 8.000 euros pour les majeurs et 5.000 euros pour les mineurs.

    Le dispositif sera élargi jusqu'au niveau de la licence professionnelle et à toutes les entreprises.

    Les entreprises de plus de 250 salariés devront cependant avoir plus de 5% d'alternants dans leurs effectifs en 2021. 

    Deuxième mesure : Pour laisser davantage de temps aux jeunes pour trouver une entreprise avec la crise, ceux-ci pourront rester jusque six mois en CFA sans contrat, c'est-à-dire jusque fin février, au lieu des trois mois actuels. 

    Troisième mesure : Elle vise à proposer au moins une place en entreprise à chaque jeune ayant formulé le vœu, sur Affelnet ou Parcoursup, de suivre une formation en apprentissage. 

    Quatrième mesure : Elle vise à rendre éligible à l’aide au premier équipement l’achat d’un ordinateur portable.

    Cette aide plafonnée à 500 euros est versée par les OPCO.

    L’objectif est que les CFA se constituent « un parc d’ordinateurs et d’équipements numériques qu’ils pourraient prêter aux jeunes qui en ont besoin » et que grâce à la mutualisation entre les formations, tous les apprentis soient couverts. 

    Ces mesures sur l'apprentissage constituent les premiers jalons d'un plan pour l'emploi des jeunes qui sera présenté pendant la première quinzaine de juillet.

    1. Plan d’adaptation de la politique des compétences
    • La ministre du Travail a annoncé qu’un « Plan d’adaptation de la politique des compétences » serait mis en œuvre en parallèle du plan de relance économique attendu pour la rentrée de septembre selon 4 axes :
    • « Encourager les reconversions », éventuellement en renforçant la ProA  ;
    • « Conjuguer les logiques d’aspiration individuelle, de besoins en compétences des branches et de besoins des territoires », peut-être en utilisant les abondements du CPF ;
    • « Renforcer l’accès à la formation professionnelle pour les demandeurs d’emploi, notamment sur les secteurs stratégiques du pacte productif », avec la « mobilisation du PIC » ;
    • « Faciliter l’accès à la formation des PME », ce qui pose la question de la « mobilisation du FNE-Formation ».
    1. Déploiement du FNE-Formation

    Il est mentionné explicitement la possibilité de formation en présentiel à compter du 02-06, dans le cadre du FNE.

    S'agissant des coûts horaires, toute demande est examinée dans les conditions prévues à l'article R. 6316-4 du code de travail qui dispose que «les organismes financeurs mentionnés à l'article L. 6316-1 [Etat et OPCO notamment] veillent à l'adéquation financière des prestations achetées aux besoins de formation, à l'ingénierie pédagogique déployée par le prestataire, à l'innovation des moyens mobilisés et aux tarifs pratiqués dans des conditions d'exploitation comparables pour des prestations analogues».

    Au 27 mai, les Direccte et OPCO avaient enregistré 12 000 demandes, concernant 35 000 salariés. Le taux d’acceptation était alors de 70 % et le taux de refus inférieur à 3 %. Sur les 136 millions d’euros mis pour le moment à disposition des Direccte et des OPCO, 36 millions d’euros ont d’ores et déjà été engagés par ces derniers, avec une montée en charge du dispositif ces derniers jours.